La ville qui rêve

La ville qui rêve

Hello les loulous!

Après une petite absence, me revoilà avec un look qui fait voyager. Ça tombe bien, Alizée du blog Nineteen m’a nominée pour le Sunshine Blogger Award! Le but est de répondre à onze questions et nominer onze personnes pour répondre à onze nouvelles questions.

Comme ça, on lève un peu les masques! J’adore le concept, alors c’est parti 😉

– D’où vient le nom de votre blog, et pourquoi avoir choisi cette plateforme ?

Comme je l’ai expliqué dans mon article d’introduction, MOON x LOTUS c’est déjà un tatouage que j’ai dans la nuque: un lotus surmonté d’une lune. Je tiens beaucoup à ce tatouage, parce que c’est moi qui l’ai dessiné.

Pour creuser plus en profondeur, le lotus est le symbole de l’épanouissement personnel dans la culture bouddhiste. C’est une fleur qui naît de la boue et devient une plante somptueuse malgré son environnement. La lune, c’est pour moi la lumière dans la nuit. Se rappeler que même dans les moments durs, il y a une lumière, un espoir. C’est aussi un symbole de féminité.

Ayant et ayant eu de grosses difficultés, j’ai choisi ces deux symboles pour me guider à travers un projet: écrire sur internet mon chemin pour aller mieux, en en profitant pour parler de ce que j’aime le plus, la culture et la mode. Et… voilà 🙂

– Quel est votre plus beau souvenir de voyage ?

J’ai beaucoup de beaux souvenirs de voyage, mais un des plus beaux est sans doute au Japon. J’étais à Sadogashima, une petite île très sauvage sur l’archipel japonais. Je m’étais isolé dans un hameau entre la côte et la montagne, au milieu des rizières. Un vieux pêcheur est venu me rendre visite. Il était tout sec, tout ridé, très bronzé, il n’avait pas d’âge mais une énergie intense s’échappait de lui. Après m’avoir emmené pêcher, alors qu’on sentait encore l’eau salé, il est parti chercher un vieux violon tout cassé et a commencé à jouer pour moi, devant la mer, avec le soleil couchant. C’était magique.

– Aimeriez-vous, ou voyagez vous déjà avec un animal ?

J’ai des chats, donc c’est compliqué de voyager avec eux! Mais dans l’idéal, j’aimerais prendre un van, mettre mes chats dedans et faire le tour du monde. Je ne crois pas que ce soit possible, cela dit.

– Si on vous offrait un budget illimité, quel pays choisiriez-vous de visiter ?

Je pense que j’irai dans un pays riche, comme les Etats-Unis. Je veux dire par là que ce genre de voyage coûte cher, alors même si je suis plus attirée par l’Amérique du Sud ou l’Asie, si j’avais un budget illimité, j’en profiterais pour faire le tour des Etats-Unis, sans doute!

– Quel est l’objet fétiche que vous n’oubliez jamais en voyage ?

Je pense que ce sont tout bêtement mes vieilles Stan Smith. Je les avais acheté il y a maintenant 9 ans, et comme elles n’étaient pas à la mode à l’époque, je m’étais appliquée à les détruire méthodiquement pour ne plus avoir à les porter. Depuis, ce sont les chaussures qui m’accompagnent partout. Elles ont traversé l’Europe, l’Afrique du Nord, la Chine et le Japon!

– Votre dernière destination, et la prochaine ?

Ma dernière, c’était la Tunisie. La prochaine, ce sera sans doute la Thaïlande. Je viens de commencer un CDI, donc je ne pourrai pas prendre de vacances cette année, mais dès que je pourrai, je compte partir un mois ou deux en Thaïlande pour faire de la permaculture et de la méditation!

– Si vous échouez sur une île déserte, avec qui et quel objet aimeriez-vous survivre ?

Je pense que j’aimerais échouer avec quelqu’un d’à la fois positif, tactique, et sympa. Parmi les quelques très bons amis que j’ai en tête, je pense à Lucile, qui saurait sans doute rester calme et élaborer un plan. Et comme on a toujours des choses à se dire, ce serait l’occasion, je suppose. Mais si j’avais le choix, dans l’absolu, je prendrais peut-être Sam Heughan. J’ai mes raisons.

– Un rêve d’enfant que vous aimeriez réaliser ?

J’ai beaucoup, beaucoup rêvé, peut-être un peu trop. Mais si on parle concrètement, prendre ce joli van VolksWagen et partir faire le tour du monde en écrivant un roman, je pense que ça me dit bien. Il me manque juste le temps, l’argent, et le van.

– Quelle est la plus étonnante découverte gustative que vous ayez faite en voyage ?

Au Japon, j’ai mangé de la tortue sans le savoir. J’étais seule dans l’auberge, et un monsieur est venu déposer une tortue morte, que je devais remettre à l’aubergiste. J’étais un peu déstabilisée mais je lui ai transmis le paquet.

Le soir, les sashimi étaient plus épais et résistants que d’habitude. Ce n’était clairement pas du poisson!

– Selon vous, quel est le plus bel endroit / plus belle ville de France et pourquoi ?

Ça va sembler très égocentré, mais Paris aura toujours mon coeur. Je peste contre elle comme contre un amant: on l’aime tellement qu’on lui reproche tout et n’importe quoi, comme dans un vieux couple.

Mais ses toits en zinc, ses petites rues colorées, et les concerts surprise sur des placettes méconnues me manqueraient terriblement si je les quittais. Par ailleurs, j’ai l’impression que je pourrais reconnaître un parisien même si je le croisais à Honolulu. Il y a quelque chose dans notre façon de parler, de se mouvoir, qui m’évoque la maison, la famille: c’est parmi eux que j’ai grandi. Je me sens profondément parisienne, alors oui, Paris est tout simplement magique à mes yeux (mais trop chère, malheureusement).

– Comment choisissez-vous vos destinations ?

En général, j’ai des envies (Europe, Asie), et je regarde ensuite les prix, la practicité, etc. La Chine, c’était un coup de tête: je voulais prendre le transsibérien, et j’ai vu que c’était compliqué. Dans mes recherches, par hasard, j’ai vu que les billets pour Pékin étaient très abordables, alors j’ai pris des tickets!

 

Je nomine 

themoonypoppy

witchesbible

Cactusandsalad

Foxinthewood

Marianne Sarris

Petite Marion

L’alcove de Lisa

Mia

Mes questions:

  • D’où t’es venu l’idée de tenir un blog?
  • Quel est l’endroit sur terre où tu voudrais absolument aller?
  • Quelle culture titille le plus ton inspiration mode?
  • Y a-t-il un aliment qui vient d’un autre pays et dont tu ne peux plus te passer?
  • Qui choisirais-tu comme guide pour visiter le Japon et pourquoi?
  • Si tu pouvais faire un tour du monde, comment t’y prendrais-tu? (itinéraire, moyen de transport, temps…)
  • Quel est le film/la série/le livre qui te donne le plus envie de t’évader?
  • Dans quel(s) autre(s) endroits du globe te vois-tu vivre?
  • Si tu pouvais partir t’isoler pendant trois mois n’importe où sur terre, tu irais où?
  • Quel créateur de mode/déco étranger te séduit le plus?
  • Dans quel pays aimerais-tu avoir un budget illimité niveau souvenirs?

Pour finir, un petit point rapide sur la tenue: cette salopette vient de la collab' Wear Lemonade x Monoprix! Elle est hyper mignonne, et quand je l'ai vue sur internet, j'ai couru en magasin m'en procurer une. Et toi, tu l'aimes? :)

Les photos sont faites par le super top Blez Kat :) !

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Look: Soleil d’automne

Look: Soleil d’automne

Hello tout le monde!

Je reviens aujourd’hui avec un nouveau look: Soleil d’Automne! Je suis très fière de ce look et j’avais hâte de vous le présenter! Je devais originellement poster cet article samedi, et je n’ai pas trouvé le temps, ni sans doute la force de le faire. Mais c’est parti, on y va 😉

Ça y’est, l’automne est arrivé à Paris. Je n’ai jamais été une « Summer girl », j’ai même toujours eu du mal à comprendre ce que les gens aimaient dans l’été. Alors oui, bien sûr, les premiers jours de l’été sont magiques: on ressort les robes, on passe des soirées interminables sur les quais, à savourer l’air chaud du soir et les dernières lumières d’un soleil éclatant. Oui, l’été, on part en vacances, parfois très loin quand on a de la chance. Mais je ne suis pas cette personne qui va se réjouir à l’idée de multiplier les soirées, les festivals et les romances de vacances. 

Quand l’automne revient, ce que je ressens, en premier, c’est un soulagement. J’ai le sentiment que les choses rentrent dans l’ordre, chacun reprend ses affaires, son travail, ses études. Pour faire une jolie métaphore, je comparerais l’été au soir (le temps de la fête) et l’automne au jour (le temps « normal »). Et je n’ai jamais réussi à adhérer au temps de la fête, j’ai toujours préféré le jour, quand on est bien réveillé, qu’on peut se promener, aller dans des cafés, vivre une routine qui, finalement, me plaît.

Finalement, l’automne, c’est assez excitant pour cette raison: on a eu trop de lumières, trop de rencontres, trop d’exceptionnel. En septembre, quand on est scolarisé, on achète ses crayons, on se prépare à reprendre l’ordinaire. Retrouver ses amis du jour, plutôt que ses amis du soir. Le soleil s’adoucit, et les couleurs de l’été également: les feuilles prennent cette jolie teinte orangée, les lumières se tamisent juste assez pour nous enrober de douceur. 

On pourrait dire que l’automne, en quelques sortes, c’est le temps du repli sur soi. Mais je ne vois pas cette affirmation comme négative: au contraire, après avoir brûlé sous le soleil, on se dorlote sous la couette. Pour moi, l’été c’est le temps des extravertis, et l’automne celui des introvertis. En fait, en été, je me sens assez mal: on me dit que je dois profiter, que je dois célébrer, que je dois m’amuser, que je dois sortir. Parce que pour les gens, c’est comme ça qu’on s’amuse, et pour eux, l’été est un temps privilégié, une sorte de cadeau.

Pour moi, le plaisir d’avoir une fenêtre à peine entrouverte, un soleil timide et doux, la chaleur de mon chez-moi et de mes chats, et cette odeur humide si particulière aux premiers jours de l’automne, c’est un cadeau inestimable. Certains aiment quand ça brille, quand c’est éclatant; d’autres, comme moi, aiment la douceur, être enveloppé dans une routine chaleureuse, mais qui ne brûle pas. Le mot routine sonne d’ailleurs étrangement négatif, alors qu’il est si précieux: rejoindre des collègues qu’on apprécie, déjeuner dans des lieux familiers, voir des amis qui nous sont précieux, et rentrer se dorloter avec un livre ou un film, bercé par le ronronnement des chats: pour moi, il n’y a franchement pas mieux.

J’aime vivre. J’aime être dans l’action, dans la production. Je n’aime pas l’été car c’est un temps d’arrêt, et déjà petite, ça m’angoissait: je n’avais aucune prise sur le réel, sur la vie qui courait, en étant dans cette saison qui est par définition en dehors du temps. Je voulais avancer, sur mes projets, mes relations, mes idées; mais en été, on est censé profiter de l’instant présent. Je vous le confesse, je sais combien il est nécessaire de le faire, et je ne suis pas en train d’incriminer cette période de l’année: j’explique simplement que je m’y sens moins à l’aise. L’été, on s’amuse, on imagine, on projette; l’automne, on passe au concret, et c’est ça que j’aime 😉 

Sur ce, passons au look! 🙂 

Je suis allée avec @charlotte.leese au Strada Café, que l’on trouvait photogénique. Et, de fait, le bleu du magasin résonne très joliment avec le rouille de ma robe.

Cette robe, elle vient d’une marque que j’ai découvert récemment: Sister Jane. C’est une marque qui propose des vêtements un peu excentriques, des classiques revisités. Ce qui m’a attirée en premier, c’est bien sûr la couleur de la robe, et ses reflets soyeux. Mais en regardant de plus près, je suis tombée sous le charme du col, joliment cranté.

De fait, la robe est dessinée avec beaucoup d’attention sur les détails: du col aux manches, légèrement bouffantes, en passant par les boutons délicieusement rétro, l’ensemble de la robe dégage un parfum nostalgique, avec une réinterprétation un peu rock d’une robe sage. D’ailleurs, je pense que c’est plutôt à mon image: jeune fille sage, qui sort un peu de ses bonnes manières 😉

Par ailleurs, je porte des chaussures Jonak qui sont un peu mes meilleures amies de toutes les grandes occasions. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces talons sont super confortables. Ils sont, en plus, vraiment mignons: en velours noir très fin, ils s’attachent à la cheville par une boucle ronde, qui accentue le look vintage de l’ensemble.

 

Enfin, et la plus importante partie du look: les lunettes de soleil gracieusement offertes par les géniaux créateurs du Binoclard. Ce magasin de lunettes offre en effet une sélection des lunettes les plus classes, mais aussi les plus originales que vous pourriez imaginer. On y trouve de tout, par des créateurs aux styles très variés, et avec un style audacieux.

 

David, Aaron et Anthony, propriétaires du Binoclard, sont des gars très drôles et amateurs fous de lunettes. Ils ont donc décidé de lancer leur propre collection, et m’ont offert cette paire pour fêter l’occasion: les Mon Coco, dont le nom est un clin d’oeil au petit nom que les deux copains donnent à leurs clients. J’ai tout de suite adoré cette paire, dont l’inspiration vintage est exactement dans l’esprit à la mode actuellement. Et pour en faire bon usage… j’ai décidé de vous les faire gagner! 

Ce sont des lunettes de soleil d’une valeur de 100€, que tu pourras recevoir après tirage au sort le 11 novembre.

Pour ça, tu peux aller sur Instagram, liker la page des Binoclards et la mienne, et commenter ma publication en écrivant le nom de deux amis que tu souhaites inviter à partager le challenge.

Pour multiplier tes chances, tu peux également reposter la photo avec le hashtag: #jeveuxdesmoncoco 

Bonne chance les copains!

Sister Jane
Jonak
Les Binoclards

et Charlotte Leese 

Moult love ♡

 

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Le matcha, ce kiff culinaire venu du Japon

Le matcha, ce kiff culinaire venu du Japon

La première fois que j’ai goûté du matcha, c’était à Tokyo, et juste ça m’a rendue folle. J’avais vaguement entendu parler des kit kat japonais tout verts, et le premier soir de mon arrivée au Japon, alors que je faisais des courses pour me sustenter, mon oeil a été attiré par un paquet des-dits kit kat. En grande exploratrice du goût et fan absolue de curiosités internationales, j’ai bravement acheté le paquet, et mangé d’abord un, puis deux, puis à peu près mille kit kat jusqu’à en avoir mal au ventre.

Découvrir le matcha, c’est pour moi un peu comme si on goûtait avec un oeil nouveau le chocolat ou le café. Au début, c’est intriguant, un peu surprenant, voire dérangeant pour certaines personnes. Mais bizarrement, on a toujours envie d’y revenir, et de fil en aiguille, ça devient une vraie addiction.

Mais du coup, le matcha, c’est quoi? C’est du thé, mais qui se présente sous une forme un peu inhabituelle: d’une couleur verte vive, il a été moulu grâce à un savoir-faire savant et est ainsi de grande qualité. En plus, le matcha a tout pour plaire: il baisse le cholestérol, détoxifie, améliore la concentration, améliore la peau et donne de l’énergie, parmi d’autres choses.

D’origine chinoise, le thé devint rapidement très populaire au Japon, au point d’être dès le XVIe siècle théorisé via la cérémonie du thé. Ces cérémonies, très spectaculaires, sont également très codifiées: de la façon de s’asseoir à celle de préparer, puis boire le thé, tout est réglé au millimètre près. Quand j’étais au Japon, j’ai participé à plusieurs cérémonies, notamment dans les temples. On est assis sur les tatami, à genoux, et quand on est autorisés à prendre le bol de thé dans les mains, il faut le faire tourner dans un sens avant de boire, et dans un autre avant de reposer le bol. Ça fait partie du charme de l’esthétique japonaise, le plaisir de créer de l’harmonie sans autre but que de faire du beau (« l’art pour l’art », comme diraient les Parnassiens français).

Bref, comme du café ou du chocolat, le matcha est à l’origine légèrement amer, mais si tu mets un peu de sucre et de lait avec, évidemment c’est à se damner. Les Japonais ont sans doute senti le filon et maintenant tu peux trouver des tas de dérivés du matcha, un peu moins nobles on va pas se le cacher. Glaces, cake, macarons, matcha latte… tu as l’embarras du choix, principalement au Japon mais de plus en plus à l’étranger également. À Paris, si tu veux goûter la magie du matcha, je te conseille principalement le Umami Matcha Café à République. Après, il y a aussi Aki, à Pyramides, mais le charme n’est pas le même (ça reste une boulangerie). Ou encore Toraya, qui propose des pâtisseries très fines, mais le côté « luxueux » rend cet endroit un peu trop froid pour moi. Tu peux retrouver les adresses plus bas!

Pour satisfaire les papilles même de ceux qui habitent un peu loin, je vous propose quand même la recette du cake au matcha. Pour les ingrédients, je te mets plus bas des adresses et sites internet 😉

(La photo n’est pas de moi, mais la recette est bien la mienne!)


Recette du cake au matcha:

– deux c.à s. de thé vert matcha

– 100 g de framboises

– 70 g de chocolat blanc

– 3 oeufs

– 150g de farine

– une c. à c. de bicarbonate de soude

– 80 cl de crème liquide de soja

– 60g de beurre

– 90g de sucre roux


  1. Préchauffe ton four à 160°
  2. Mélange le matcha et la crème légère
  3. Mélange les oeufs et le sucre dans un grand bol, et incorpore le premier mélange au deuxième
  4. Fais fondre le beurre, et ajoute la farine, la levure et le beurre fondu au mélange en remuant avec vigueur.
  5. Coupe le chocolat blanc en petit dés
  6. Verse un premier tiers du mélange dans le moule à cake préalablement beurré et ajoute les dés de chocolat blanc. Verse un deuxième tiers.
  7. Mélange les framboises avec le troisième tiers et ajoute le au-dessus des deux autres couches dans moule à cake.
  8. Enfourne et attends environ 40mn, en surveillant bien, parce que selon les fours ça varie beaucoup!

Cette recette est adaptable. Par exemple, dans d’autres versions, on peut faire un marbré. Tu mélanges la moitié de la pâte avec du matcha, et l’autre avec du chocolat blanc!

Les macarons de stylesweetca (voir plus bas)


- Autres recettes à base de matcha -

Le matcha latte
Les macarons au matcha
Les cookies au matcha
- Pour trouver les ingrédients -

à Paris
Kioko
K-Mart
Juji-ya
Umami Matcha Café (ils ont un espace épicerie fine)

en ligne
Le Marché Japonais
Satsuki
Nishikidôri
- Pour savourer un matcha latte ou des pâtisseries au matcha à Paris - 

Toraya
Umami Matcha Café
Aki
Wild & the Moon
Sadaharu Aoki
- Pour aller plus loin - 

MATCHA: A Lifestifyle Guide
MATCHA THE COOKBOOK
The Book of Matcha

8 films et séries pour un nouveau départ

8 films et séries pour un nouveau départ

Est-ce qu’elle t’est familière, cette sensation d’être bloqué, le dos au mur, dans des études, un boulot, un contexte familial ou émotionnel? Tu le sens ce poids qui te pèse avec en arrière-pensée une petite voix qui se demande en boucle si tu es vraiment à ta place, si tu pourrais faire autre chose? Et cette petite boule au niveau du sternum quand tu envisages, effrayé, la possibilité de tout balancer et de te lancer dans un nouveau truc? En un mot, l’excitation de commencer quelque chose de nouveau mêlée à la peur de tout foirer?

Parce que MOON x LOTUS, c’est un nouveau départ, je vous propose une sélection de films et de séries qui m’ont motivée à me lancer. Dans ces films, aucune des héroïnes n’est vraiment gâtée et peu de choses les pousse à croire en elles. Parfait pour commencer à croire qu’on en est capable aussi!

Girlboss

Sophia est peut-être jolie et jeune, mais elle n’en mène pas large. Enchaînant les petits boulots, elle survit à la fois de ses vols et des poubelles. Fan de mode, elle décide un soir où elle touche le fond de vendre une de ses vestes, achetée en fripe, sur Ebay. Truc de fou, ça marche et la veste, qu’elle avait eue pour quelques dollars, est revendue pour plus de 500$. Sophia fait donc une grande entrée dans l’âge adulte, en envoyant chier littéralement tout le monde pour devenir l’impératrice de la mode qu’elle veut être. C’est drôle, émouvant, inspirant. Le gros plus? C’est inspiré de l’autobiographie de la vraie Sophia Amuroso, donc c’est une (à peu près) vraie histoire!

Wild

Cheryl a perdu sa mère, sombré dans la drogue et divorcé. On pourrait penser qu’elle va toucher le fond, mais c’est à ce moment qu’elle trouve assez de ressource pour retourner la situation: elle décide de marcher le long du Pacific Crest Trail, de la frontière du Mexique à celle du Canada. Encouragée par ses lectures, ses rencontres et ses découvertes, elle marche jusqu’à se purger de ses peines et faire le deuil de sa mère. Cheryl Strayed est une femme inspirante, dont l’aventure, bien que romancée, est belle et bien réelle. Elle nous rappelle que tout quitter est parfois plus qu’une envie, c’est une nécessité!

New Girl

Tu vas me dire que New Girl c’est pas très profond. Je te répondrai que personne n’a le droit de critiquer ce que je considère comme une des meilleures sitcoms actuelles, mais en même temps chacun ses goûts, tu en as juste des mauvais!

Pour moi, ce genre de Sitcoms (parmi lesquelles on pourrait compter les traditionnels Friends et How I Met Your Mother), c’est un des trucs les plus motivants et revigorants que la télé propose. Parce que derrière les gaffes et les romances de deux épisodes tout au plus, on reconnait des problèmes qu’on affronte tous à un moment ou un autre: le décès d’un parent, la peur de s’engager, la rupture difficile, le job qu’on perd ou l’impression de n’aller nulle part. En somme, les personnages de sitcoms sont souvent des jeunes qui apprennent à devenir adultes. Et quoi de mieux qu’une bonne bande de potes virtuelle pour nous encourager à affronter ces grosses étapes?

Mange Prie Aime

Encore une fois, ce film raconte l’histoire d’une femme, Elizabeth, dans une situation pas rigolote. Bien qu’ayant une situation apparemment confortable, Elizabeth frôle la dépression et meurt d’ennui. Mange Prie Aime est le récit de son voyage initiatique, alors qu’elle se balade aux quatre coins du globe (Italie, Inde, Indonésie) à la recherche de la sérénité. Si toi aussi, ton quotidien t’étouffe sans que tu comprennes trop pourquoi, tu pourrais être sérieusement inspirée par cette histoire vraie, qui nous pousse à voyager pour mieux revenir.

Grace & Frankie

Netflix a frappé fort avec cette série qui est une de mes chouchoutes. Pour une fois, ce sont deux femmes sénior qui sont présentées à l’écran: un point levé contre l’âgisme et le sexisme. Grace, ex-femme d’affaires très portée sur son apparence, et Frankie, bobo artiste et très négligente, sont confrontées au divorce de leurs deux maris – pour que les deux hommes se marient ensemble. Les deux femmes décident, malgré leur âge, de ne pas se laisser abattre. C’est le début d’une deuxième vie, faite d’histoires d’amour, de rencontres et de business à base de sextoy pour femmes âgées souffrant d’arthrite. Oui, Grace & Frankie, c’est hyper inattendu et tu ne regretteras pas ce grand moment.

The Mindy Project

Dans la famille sitcoms, j’ai décidé de parler de cette série un peu méconnue de Mindy Kaling. Son héroïne, Mindy Lahiri, est une femme d’origine indienne, un peu ronde, qui n’a pas pour autant accepté de se laisser marcher sur les pieds. Et pourtant, Mindy enchaîne les galères et de grosses, grosses déceptions. Passionnée par sa carrière de gynécologue, elle met ses propres besoins devant ceux que l’on attend traditionnellement d’une femme, et cela ne plaît pas toujours. Mais Mindy a une estime d’elle-même impressionnante, et la jeune femme cultive son look girly atypique et ses punchlines sur son amour pour les bonbons.

Kimmy Schmidt

Si on parle du nouveau départ, Kimmy Schmidt est carrément dans le thème! La jeune héroïne, kidnappée par un gourou dans un bunker pendant quinze ans, ressort bien décidée à vivre la vie qu’elle entend! Elle arrive à New York pleine de rêves mais sans un rond et pas un gramme de philosophie de vie. Sans diplôme ni connaissances, elle enchaîne les galères, fait des tonnes de rencontres (dont celle de son coloc complètement déjanté) et apprend la vraie vie. Mais surtout, Kimmy ne perd jamais sa bonne humeur et reste unique et vraiment beaucoup trop barrée, et c’est génial.

Indian Palace

Indian Palace, c’est la preuve par l’exemple qu’il n’est jamais trop tard pour un nouveau départ. Les personnages, tous retraités, embarquent pour l’Inde pour sortir de leurs quotidiens tristounets. Et forcément, ils n’y trouvent pas nécessairement ce qu’ils attendaient, mais c’est un peu le but en même temps. Si des femmes et des hommes de cet âge peuvent réussir à réinventer leur vie, je suis sûre que toi aussi tu peux! Un film drôle et doux, dépaysant, exactement ce dont on a besoin quand on a un coup de mou.

 

C'est quoi toi ton film pour te donner un bon coup de boost? ♡

Bouvier: l’écrivain voyageur qui met du rêve dans ton automne

Bouvier: l’écrivain voyageur qui met du rêve dans ton automne

Nicolas Bouvier et moi, c’est un peu une longue histoire d’amour (à sens unique). La première fois que j’ai mis la main sur un de ses bouquins, j’avais 14 ans et ma belle-mère m’a prêté son exemplaire de Chroniques Japonaises pour nourrir ma passion du Japon. À l’époque, j’ai lu tout le livre d’une traite, compris la moitié et retenu un quart du livre. Mais c’était pas un problème: ma passion pour cet écrivain était lancée.

Nicolas Bouvier est un écrivain suisse né en 1929 et mort en 1998. Mais avant d’être un écrivain, cet homme est déjà un style de vie à lui-même: né dans une famille lettrée et artiste, il se barre pour la première fois de la maison à 17 ans (bon il va pas plus loin que la Bourgogne mais c’est déjà ça). Le mec étudie le sanskrit parmi d’autres trucs et ça c’est quand même grave cool. Il devient rapidement journaliste et commence à voyager un peu partout, et puis finalement il décide de faire un petit Venise-Istanbul avec son copain Thierry Vernet qui en plus dessine très bien.

 

Le mec est plutôt BG en plus on va bien se l’avouer

Et puis ils se disent que c’est pas assez donc ils se barrent de nouveau, de Belgrade à Kaboul cette fois. Notons qu’on est en 1953, que le contexte géopolitique est pas du tout le même, et qu’ils ont une petit fiat toute pourrave et pas internet. Et c’est ça qui est super cool: ce voyage permettra à Nicolas Bouvier d’écrire son livre-phare, L’Usage du Monde, qui nous transporte de pays en pays, de communautés en communautés, et laisse une odeur et des couleurs imprimés dans notre imaginaire comme si on y était aussi.

Pour ajouter à son aspect BG, Nicolas se prend d’amour pour un pays que personne ne kiffe trop à l’époque: le Japon. Notre homme y fait quelques voyages plus ou moins longs avant de s’y installer avec sa femme, et il raconte merveilleusement bien le charme et les difficultés de ce pays. C’est un très bon moyen de s’y sentir transporté, avec l’avantage que son écriture est fluide, poétique, et surtout qu’il décrit un Japon effacé, celui de la fin du XXe siècle.

« Nous avions deux ans devant nous et de l’argent pour quatre mois. Le programme était vague, mais dans de pareilles affaires, l’essentiel est de partir.(….) On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »

Nicolas Bouvier, maintenant, c’est un peu LA référence en matière d’écrivains voyageurs. Et qui n’a pas envie de voyager quand l’automne arrive et que Paris devient tout gris?

 

Pour aller plus loin ♡ 

L'Usage du monde, 1963, Payot poche, 1992 

Chronique japonaise, 1975, éditions Payot, 1989 

Le Poisson-scorpion, 1982, éditions Gallimard, Folio, 1996 

Le Dehors et le Dedans, éditions Zoé, Genève, 1998

Le Vide et le plein (Carnets du Japon, 1964-1970), éditions Hoëbeke 2004 

Il faudra repartir, Voyages inédits, éditions Payot, 2012

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